Retour sur la Simulation institutionnelle européenne
Dans le cadre de la Semaine européenne de la jeunesse, le mercredi 29 avril, l’Académie Notre Europe, en collaboration avec Cité des chances, a organisé une simulation institutionnelle européenne.
Pensée pour un public ayant peu ou pas de connaissances sur l’Union européenne, cette simulation avait pour objectif de faire découvrir, de manière concrète et immersive, le fonctionnement des institutions européennes, en passant de l’autre côté du décor.

Nous avons été accueillis par Europa Experience pour cet après-midi particulièrement riche. Les participants, venus d’horizons variés, ont débuté la journée par une visite du lieu afin de se familiariser avec l’Union européenne et ses institutions.
À 14h, ils ont tiré au sort leur rôle : chacun devait incarner un député européen appartenant à l’un des huit groupes politiques actuellement représentés au Parlement: PPE, S&D, Renew, ECR, Patriots, The Left, les Verts et ESN. La répartition des rôles respectait l’équilibre réel du Parlement européen.
À partir de ce moment, les participants ont endossé leur rôle jusqu’à la fin de la simulation, avec trois objectifs : débattre, négocier et voter.
Une proposition sur la décarbonation du secteur des transports
Après une brève introduction au déroulé de la simulation, les participants ont pris connaissance de la proposition de la Commission européenne qu’ils allaient devoir examiner.
Le texte portait sur la décarbonation du secteur des transports et s’articulait autour de trois mesures principales :
- la fin de la vente de véhicules thermiques d’ici 2035,
- la création d’un fonds européen de 100 milliards d’euros pour soutenir les ménages vulnérables,
- un objectif de 80 % de recyclage des batteries d’ici 2034.

Débattre, négocier, s’allier ?
Les participants ont d’abord disposé d’un temps de travail en groupe pour définir leur position et réfléchir à d’éventuels amendements. Si cette phase devait initialement rester interne à chaque groupe politique, les premières alliances ont rapidement émergé.
Lors des prises de parole, les positions se sont affirmées. Certains groupes ont défendu des objectifs encore plus ambitieux que l’échéance de 2035, tandis que d’autres ont alerté sur les risques économiques, notamment une dépendance accrue à la Chine ou une déstabilisation de l’industrie automobile européenne.
Les premiers amendements, notamment sur la fin des véhicules thermiques, ont donné lieu à des débats intenses et ont révélé des lignes de fracture claires entre les groupes.
Même pendant la pause, les discussions se sont poursuivies, entre cafés et viennoiseries, preuve de l’engagement des participants.

Un texte amendé, un texte rejeté ?
La phase de vote a réservé son lot de surprises : aucun amendement sur l’article 2 n’a été adopté et celui-ci a finalement été rejeté. Cependant, loin de bloquer la procédure, les participants ont su rebondir. De nouveaux amendements, introduits dans l’article 3, ont permis de réintégrer l’article 2.
Les articles suivants ont été adoptés après négociation, bien que certains participants aient évoqué quelques “trahisons” politiques.
Alors que les négociations semblaient terminées, un nouveau défi est apparu : le Conseil de l’Union européenne avait également amendé le texte. Les participants ont donc dû engager une nouvelle phase de négociation, cette fois en défendant non plus leur groupe politique, mais la position globale du Parlement.
Malgré ce changement de perspective, les discussions ont été constructives et ont permis d’aboutir à un compromis. Le texte a finalement été adopté.

Un échange avec le Parlement européen en France.
Pour conclure cette simulation, les participants ont eu l’opportunité d’échanger avec Laila Walm du Parlement européen, qui a pris le temps de revenir sur le déroulé de la simulation et de répondre à leurs nombreuses questions.

Nos partenaires:
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- Europa Expérience

En collaboration avec:
- Cité des chances
